Autour De l'Hôpital

AUTOUR DE L'HOPITAL

Voilà ce que nous pouvons resentir, en tant que parents lorsque notre enfant est hospitalisé. Quelque soit la durée et le service ... c'est une sensation d'impuissance, face à la douleur de notre pitchou mais aussi à cet univers .. qu'est l'hôpital . 

  • L’hospitalisation d’un enfant

 

EN GENERAL

Lorsqu’un enfant est hospitalisé, le monde est chamboulé pour lui et ses parents ainsi que la fratrie. Quelque soit la durée de l’hospitalisation, nous entrons dans un univers qui n’est pas le notre. Un lieu impersonnel ou le rythme de vie n’est pas le même, l’univers familial se réduit à une chambre qui est quelques fois partagée avec un autre petit patient. Vivre à l’hôpital est assez difficile car ça veux dire aussi que notre enfant est malade qu’il doit subir une surveillance médicale particulière ou une intervention chirurgicale. Il y a beaucoup d’examens dont on ne comprend pas toujours grand chose, on est pourtant inquiet, on se sent impuissant en temps que parents et en plus nous n’avons plus de pouvoir de décision. Voir son enfant souffrir est très difficile.

Nous pouvons perdre nos moyens, avec toute cette angoisse et cette incertitude qui entoure l'hospitalisation car nous ne sommes pas habitués (d ‘ailleurs peut-on s’y habituer ?). Voir notre enfant qui est mal, fatigué, pas comme d'habitude, et à ceci s'ajoute notre impuissance face à ce qui lui arrive, c'est éprouvant. Voir son enfant avec une douleur physique qui se manifeste par leurs paroles, leurs regards, ou encore par les cris et les pleurs, comment ne pas être déstabilisés. Tant que le diagnostic n'est pas posé, de multiples questions se posent à nous, que vont-ils trouver? Et si c'était autre chose de plus grave? Que va-t-il nous  tomber sur la tête ?

Quelle confusion aussi que toutes ces blouses blanches, on y comprend rien. Qui a quel rôle ?  Entre l’infirmière, la puéricultrice, l’animatrice et les docteurs c’est à s’y perdre. A l'hôpital, nous vivons au rythme des surveillance (T°, tension artérielle, les divers soins, les repas ....). Heureusement que nos enfants ont une capacité à s’adapter différente de la notre.

EN HEMATOLOGIE

Lorsque l’on nous dit que notre enfant à un cancer quel qu’il soit, nous sommes d’abord effondrés, bien sûr, le pire est arrivé. C'est une maladie qui fait peur et dont on meurt encore beaucoup. Nous avons tous dans notre famille, quelqu'un atteint d'un cancer. Ce mot fait peur. Nous nous sentons prisonnier d'un cauchemar. On se sent dans un monde irréel en se disant qu’il y a forcement une erreur. Le monde s’écroule. La vie bascule pour toujours. Car il faut vivre et se battre contre cette sale maladie.

Il faut être transféré dans un service d’hématologie et oncologie pédiatrique. Il faut se confronter à la réalité, tout de suite. Entrer dans ce service fait peur c’est un service hospitalier encore plus protégé et aseptisé. Le lavage des mains et les surchaussures sont obligatoires. Les soins y sont différents, avec d'autres protocoles: gants, masques,  voie centrale . Les enfants n’ont plus de cheveux, ca choque un peu au début et notre interrogation est de savoir si notre enfant subira la même chose ? C'est dur de croire que tant d'enfants sont malades. Le cancer fait peur et d’autan plus quand il touche un enfant car on ne trouve pas ça normal. La vie suit tout de même son cours dans ce service le personnel soignant est compétant, agréable, à l’écoute et bienveillant. Certes entre les traitements et leurs effets secondaires, les enfants ne sont pas toujours en grande forme, ils sont malades de tout leur corps, mais ces petits ont une force, un caractère, une volonté ahurissante . Malgré tous ce qu’on peut penser il y a énormément de vie dans ce service, on joue, on rit, on chante ... C’est un univers petit et familier, je dirai même intime ... et quand les enfants vont bien le rendez vous est en salle de jeu. La solidarité entre eux est telle qu' ils jouent ensemble de 2 ans à 15 ans au même jeu, avec cette même envie, sans oublier qu'ils ont le même combat. Quand on sort de ce service, on est plus les mêmes, notre vie est métamorphosée,on est forcement différents. Quelle leçon de vie, de courage et quelle humilité. 

EN UNITE PROTEGEE

Les choses sont encore différentes dans ce service car pour leur sécurité, les enfants sont souvent en isolement stérile, c'est-à-dire qu’ils sont en chambre seul avec un double SAS de protection et avec une pression en chambre modifiée. Nous sommes en tenue d’hôpital, comme le personnel, les surchaussures aux pieds, le masque sans oublier la charlotte sur la tête. Cela peut tout de même effrayer nos petit bout mais heureusement pour eux qu’ils s’adaptent plus vite que nous à ce genre de situation. Le problème le plus difficile est de devoir les laisser la nuit. c'est une torture car il est interdit de rester dormir dans leur chambre. Cette situation est très longue et vite insuportable. Nos petits sont  "confinés", leurs plateaux repas .. peu appétissants. Il nous faut tout désinfecter, les jouets, les livres .. tout ce qui rentre dans cette chambre doit être le plus "sain" possible. Ce qui est très dur aussi c'est ce manque de contact physique avec notre enfants. Les bisous .. avec un masque .. ce n'est pas pour moi un vrai bisou, c'est un bonheur lorsqu'au bout de 3 semaines (voir plus) le "vrai" bisou sur la peau arrive ..

C'est difficile .. ce service. Mais encore une fois le personnel est plus qu'à l'écoute .. la nuit nous pouvons appeller plusieurs fois si nous voulons, il y aura toujours quelqu'un pour nous donner des nouvelles de notre petit. Le matin, en revenant dans la chambre, nous trouvions toujours un petit mot de l'infirmière qui nous expliquait comment c'était passé la nuit de notre enfant ... et ça ... c'est important.

Commentaires (1)

1. rémi 12/09/2011

rein à ajouter personne ne l'aurait décrit aussi bien

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